Rupert Murdoch Transmission familiale conflict

Billet – Rupert Murdoch : une succession familiale sous haute tension

Plongée dans une guerre d’héritage où se mêlent pouvoir, argent et influence politique.

À 93 ans, Rupert Murdoch, l’un des magnats les plus influents du monde des médias, ne semble pas prêt à lâcher les rênes. Mais ce n’est pas seulement son empire qui est en jeu : la transmission de News Corp et Fox Corp façonnera indirectement l’avenir politique de plusieurs pays.

Avec 6 enfants issus de trois mariages, un trust familial complexe et des tensions profondes autour de la ligne éditoriale conservatrice qu’il a imposée, la succession de Rupert Murdoch ressemble de plus en plus à la série Succession (si vous ne l’avez pas encore regardée, c’est le moment !).

Plongée dans une guerre d’héritage où se mêlent pouvoir, argent et influence politique.

Succession dans une fratrie éclatée : 6 héritiers, 3 clans

Rupert Murdoch laisse derrière lui un empire médiatique tentaculaire, détenu en grande partie par le Murdoch Family Trust (MFT), qui contrôle plus de 25 % de News Corp et 45 % de Fox Corp.

Ses 6 enfants, aux parcours et aux visions divergentes, se retrouvent au cœur d’une bataille qui dépasse largement l’héritage financier :

  • Prudence (66 ans), l’aînée, discrète mais influente dans l’ombre.
  • Elisabeth (56 ans), James (52 ans) et Lachlan (53 ans), qui ont occupé des postes de direction et nourrissent des ambitions bien différentes.
  • Grace (24 ans) et Chloe (22 ans), les plus jeunes, qui n’auraient pas de droit de vote mais recevront une partie des bénéfices du trust familial.

Si Lachlan Murdoch est aujourd’hui le dauphin désigné, la succession reste loin d’être actée.

Les tensions au sein du clan Murdoch ne datent pas d’hier. 3 éléments clés ont contribué à l’escalade des rivalités :

Un héritage marqué par des tensions familiales profondes

1. Une opposition politique marquée

Rupert Murdoch et son fils Lachlan ont des positions conservatrices, tandis que James, Elisabeth et Prudence défendent des idées plus modérées.
L’orientation éditoriale de Fox News, notamment sous l’ère Trump, a accentué ces divergences.

2. Le scandale News of the World (2011)

L’affaire des écoutes téléphoniques illégales, qui a entraîné la fermeture du tabloïd britannique, a ébranlé l’empire Murdoch et marqué une rupture entre Rupert Murdoch et James, qui dirigeait alors News International.

3. La dégradation des relations entre James et Lachlan

De 2015 à 2019, les deux frères ont partagé des responsabilités opérationnelles, mais leurs relations se sont détériorées sous l’administration Trump.

  • James, en désaccord avec la ligne éditoriale de Fox News, quitte le conseil d’administration de News Corp en 2020.
  • Lachlan, lui, reste président non-exécutif de News Corp et CEO de Fox Corp, fidèle à la vision conservatrice de leur père.

Un coup de force juridique en faveur de Lachlan ?

En 2023, Rupert Murdoch tente un coup de force : modifier le Murdoch Family Trust pour assurer le contrôle de son empire à Lachlan après sa mort.

Le problème ? Cette décision bouscule l’équilibre initial du trust familial. Selon les règles établies en 1999, les quatre enfants aînés (Prudence, Elisabeth, James et Lachlan) avaient des droits de vote égaux. En renforçant la position de Lachlan, Rupert Murdoch exclut de fait ses trois autres enfants du processus de décision, suscitant une contestation immédiate. Les deux plus jeunes filles, Grace et Chloe, ne bénéficient pas d’un droit de vote mais devraient percevoir des dividendes.

L’ADN de l’empire Murdoch en jeu dans cette succession

Au-delà des batailles d’ego et des questions de contrôle, c’est la ligne éditoriale et l’influence politique de ces médias qui se jouent dans cette succession.

2 scénarios possibles :

  1. Si Lachlan l’emporte : Fox News et News Corp devraient maintenir (voire renforcer) leur ligne conservatrice et continuer à peser dans le débat politique.
  2. Si les autres enfants reprennent le contrôle : Ils pourraient modérer la ligne éditoriale après la mort de leur père, marquant un tournant idéologique majeur pour l’empire Murdoch.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, devant un tribunal du Nevada. Une première décision, rendue en décembre 2024, semble donner raison aux trois enfants contestataires et pourrait remettre en cause le plan de Rupert Murdoch. Les répercussions de cette bataille juridique vont bien au-delà d’un simple conflit de famille. L’avenir de Fox News, de News Corp et de leur impact sur le paysage politique mondial en dépend.

Comme dans la série Succession, la réalité dépasse parfois la fiction.

Rupert Murdoch exclut de fait ses trois autres enfants du processus de décision

Un héritage marqué par des tensions familiales profondes

Les tensions au sein du clan Murdoch ne datent pas d’hier. 3 éléments clés ont contribué à l’escalade des rivalités :

1. Une opposition politique marquée

Rupert Murdoch et son fils Lachlan ont des positions conservatrices, tandis que James, Elisabeth et Prudence défendent des idées plus modérées.
L’orientation éditoriale de Fox News, notamment sous l’ère Trump, a accentué ces divergences.

2. Le scandale News of the World (2011)

L’affaire des écoutes téléphoniques illégales, qui a entraîné la fermeture du tabloïd britannique, a ébranlé l’empire Murdoch et marqué une rupture entre Rupert Murdoch et James, qui dirigeait alors News International.

3. La dégradation des relations entre James et Lachlan

De 2015 à 2019, les deux frères ont partagé des responsabilités opérationnelles, mais leurs relations se sont détériorées sous l’administration Trump.

  • James, en désaccord avec la ligne éditoriale de Fox News, quitte le conseil d’administration de News Corp en 2020.
  • Lachlan, lui, reste président non-exécutif de News Corp et CEO de Fox Corp, fidèle à la vision conservatrice de leur père

Un coup de force juridique en faveur de Lachlan ?

En 2023, Rupert Murdoch tente un coup de force : modifier le Murdoch Family Trust pour assurer le contrôle de son empire à Lachlan après sa mort.

Le problème ? Cette décision bouscule l’équilibre initial du trust familial. Selon les règles établies en 1999, les quatre enfants aînés (Prudence, Elisabeth, James et Lachlan) avaient des droits de vote égaux. En renforçant la position de Lachlan, Rupert Murdoch exclut de fait ses trois autres enfants du processus de décision, suscitant une contestation immédiate. Les deux plus jeunes filles, Grace et Chloe, ne bénéficient pas d’un droit de vote mais devraient percevoir des dividendes.

Les répercussions de cette bataille juridique vont bien au-delà d’un simple conflit de famille

L’ADN de l’empire Murdoch en jeu

Au-delà des batailles d’ego et des questions de contrôle, c’est la ligne éditoriale et l’influence politique de ces médias qui se jouent dans cette succession.

2 scénarios possibles :

  1. Si Lachlan l’emporte : Fox News et News Corp devraient maintenir (voire renforcer) leur ligne conservatrice et continuer à peser dans le débat politique.
  2. Si les autres enfants reprennent le contrôle : Ils pourraient modérer la ligne éditoriale après la mort de leur père, marquant un tournant idéologique majeur pour l’empire Murdoch.

Transmission à suivre…

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, devant un tribunal du Nevada. Une première décision, rendue en décembre 2024, semble donner raison aux trois enfants contestataires et pourrait remettre en cause le plan de Rupert Murdoch. Les répercussions de cette bataille juridique vont bien au-delà d’un simple conflit de famille. L’avenir de Fox News, de News Corp et de leur impact sur le paysage politique mondial en dépend.

Comme dans la série Succession, la réalité dépasse parfois la fiction.

Sources :

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Le bilan d’étape

  • C’est notre « rapport de fin de mission », qui évalue (et valorise…) la résolution des problèmes posés, tels que décrits par le diagnostic (qui du coup est mis à jour) …
  • … tout en ouvrant aussi sur les nouveaux enjeux qui restent à aborder ou sur les nouvelles problématiques qui découlent du travail effectué…
  • … afin de garder en mouvement le collectif suite à la démarche.
  • C’est donc bien un « bilan d’étape », dans un processus en mouvement, car ce qui compte c’est la dynamique dans laquelle est placée la famille, pas le fait que Family & Co ait achevé une phase de sa mission !

La synthèse Family & Co

  • Tenant compte à la fois des enjeux identifiés, du contexte d’action et des ressources et contraintes, ce document synthétise les envies des actionnaires, leurs axes de réflexion et dessine les schémas d’organisation utiles pour résoudre ou anticiper d’éventuels problèmes.
  • Il intègre un plan d’action pour permettre à la famille d’approfondir ou concevoir les éléments de projet ou d’organisation qui sont adaptés dans sa situation.

Les entretiens Family & Co

  • Cette analyse complète vise à examiner la situation réelle de l’actionnariat en profondeur, à partir d’un croisement d’entretiens individuels complets et structurés et de moments collectifs
  • Issue d’une expérience de plus de 15 ans auprès des familles, cette grille d’analyse individuelle couvre de façon globale l’ensemble des aspects de la relation entre famille et entreprises, lorsque nombre d’intervenants sur notre marché, issus d’une expertise en particulier, adoptent des prismes techniques plus marqués et se concentrent sur telle ou telle dimension de cette relation.

La matrice des enjeux

  • A partir du diagnostic partagé, les principaux enjeux sont identifiés et discutés
  • Ils sont ensuite hiérarchisés dans la matrice des enjeux de Family & Co (en savoir plus ici)
    La « Matrice des enjeux » classe ces derniers, quelle que soit leur nature, en fonction de la maîtrise qu’en ont les responsables et de l’impact que leur « non résolution » peut avoir sur la vie de la société… ou de la famille.

Le diagnostic initial

  • Le point de départ est le diagnostic effectué par le responsable, seul ou avec F&Co.
  • Celui-ci est ensuite partagé avec le Partner Family & Co, avec lequel il donne lieu à une lecture critique.
  • Le diagnostic est finalement co-construit, c’est-à-dire fait l’objet d’un consensus entre les deux.