Transmission &
Nouvelle génération

Transmission de génération next-gen

Quoi ? Anticiper la transmission pour pérenniser l'aventure familiale

La transmission est un rendez-vous pris dès le premier jour de l’entreprise ou de sa reprise. Il est inéluctable et peut se présenter de manière inattendue en créant de graves difficultés.

  • Avez-vous déjà pensé que le sujet de la transmission n’était pas une priorité / pouvait attendre ?
  • Craignez-vous qu’aborder la transmission puisse créer des tensions ? Et si ne pas en parler était bien plus risqué ?
  • Sauriez-vous transmettre sereinement dans les 5 ans, si vous le deviez ? et dans les 2 ans ?
  • La nouvelle génération connaît-elle vraiment l’entreprise, ou seulement l’image que vous en donnez au cours des repas en famille ?

Vous vous reconnaissez dans ces questions ? Anticiper la transmission, c’est peut-être le plus beau chantier que vous puissiez ouvrir ensemble. Mais pourquoi est-il si difficile d’anticiper ce chantier, et que risque-t-on vraiment à le reporter ?

Pourquoi ? Les enjeux de la transmission et de la nouvelle génération

La transmission n’est pas un événement poctuel qui se produit un beau jour. C’est un processus continu, engagé dès la création ou la reprise de l’entreprise. Le fondateur qui remet ce sujet à plus tard ne gagne pas du temps : il en perd, et il laisse la question s’alourdir.

Transmettre, c’est d’abord un travail sur soi du transmetteur. Apprendre à distinguer ce que l’on est de ce que l’on fait. Accepter de passer d’une aventure individuelle à un projet collectif. Changer de posture : non plus incarner seul le projet, mais bâtir le socle sur lequel la prochaine génération pourra s’appuyer pour l’écrire à son tour. C’est ce que nous appelons la TRANS-FOR-MISSION : une transmission qui transforme autant ceux qui donnent que ceux qui reçoivent.

📘 Pour aller plus loin : Lire notre éclairage « Dans les yeux de ceux qui transmettent »

Associer la nouvelle génération à cette réflexion n’est pas une option. C’est une nécessité, pour trois raisons. D’abord, préparer la relève en identifiant celles et ceux qui seront aux responsabilités demain. Ensuite, fédérer un actionnariat soudé, capable de porter le projet collectif sur le long terme. Enfin, bénéficier du regard neuf que la NextGen porte sur un monde qui change vite, et que les générations en place ne perçoivent pas toujours.

📘 Pour aller plus loin : Lire notre édito sur le dialogue intergénérationnel

Comment ? Transmettre ne s'improvise pas : ça s'anticipe, ça se construit, ça se vit

Pour ceux qui transmettent : les 4 chantiers incontournables

Quelle que soit la configuration familiale, une transmission réussie suppose de travailler simultanément sur quatre thématiques, qui ne se transmettent pas au même rythme :

  • Le capital : Comment et à qui le transmettre, en optimisant les aspects fiscaux (Pacte Dutreil, donation, succession). Ce chantier est souvent le premier identifié. Il n’est pourtant pas le seul.
  • Le pouvoir : Qui prend quelle décision, à quel niveau et selon quelles règles du jeu. La transmission du pouvoir est souvent la plus délicate à organiser, et la plus longue à préparer.
  • La légitimité : Comment la génération suivante acquiert sa crédibilité aux yeux de tous, familiaux et non familiaux. Une légitimité qui se construit dans la durée, pas qui se décrète.
  • Les savoir-être et savoir-faire : Comment les compétences, la culture et les valeurs de l’entreprise se transmettent concrètement. C’est un chantier souvent sous-estimé, il est pourtant tout à fait structurant pour la pérennité du projet familial.

Ignorer l’une de ces quatre dimensions, ou les traiter trop séparément, est l’une des sources les plus fréquentes de fragilité dans les transmissions familiales.

📘 Pour aller plus loin : Guide pratique « Abordez la transmission avec confiance ! »

Pour la NewGen : un engagement qui se construit en 3 phases

La NewGen ne devient pas actionnaire et contributrice du projet collectif du jour au lendemain. Chez Family & Co, nous avons fait le choix de parler de « New Gen » plutôt que de « Next Gen » : des membres d’un collectif engagés dès le premier jour, chacun à sa manière et à son rythme, au service du projet familial. Pas des éternels « suivants » en attente de leur tour.

Cet engagement se construit progressivement, selon les âges et les étapes de vie :

  • Dans les premières années : Tisser le lien familial, transmettre les valeurs, sensibiliser aux métiers. L’enjeu est de faire entrer l’entreprise dans le référentiel des plus jeunes, naturellement et sans pression.
  • De 16 à 25 ans : Accueillir les premières aspirations individuelles, proposer des stages, permettre de participer aux premières réunions d’actionnaires. C’est le moment d’identifier des motivations et des talents sur lesquels capitaliser. 86 % des actionnaires interrogés estiment qu’être écouté et sollicité influe fortement sur leur engagement.
  • Après 25 ans : Engager des parcours individualisés avec des formations ciblées (rôle d’actionnaire, gouvernance), des responsabilités progressives et une montée en puissance vers des rôles opérationnels ou de gouvernance. La génération en place raisonne alors en logique de « vivier familial ».

Ce processus s’organise en mode projet, piloté par la gouvernance familiale. Il suppose d’écouter, de co-construire, et de ne jamais confondre transmission et imposition.

📘 Pour aller plus loin : Guide pratique  » Accueillir la nouvelle génération : construire ensemble les bases d’un engagement durable »

Résultats (bénéfices clients)

Ce que vous gagnez à anticiper la transmission et ouvrir la réflexion auprès de la nouvelle génération

Une transmission bien préparée, c’est une transition sereine pour ceux qui donnent, et un tremplin solide pour ceux qui reçoivent. C’est aussi une entreprise qui garde son cap, son énergie et son caractère familial.

  • Un dirigeant libéré : vous passez à un nouveau rôle avec clarté, sans avoir le sentiment d’abandonner ce que vous avez construit
  • Une relève préparée : la nouvelle génération est formée, légitime et prête à porter le projet collectif quand le moment vient
  • Un actionnariat soudé autour d’un nouveau chapitre : la transmission devient une opportunité de renouveler le projet commun, pas une source de tensions
  • Des décisions coordonnées : capital, pouvoir, légitimité et savoir-être/savoir-faire se transmettent de façon cohérente, sans laisser de vides

Et vous, votre famille serait-elle prête si la transmission devait s’engager dans les prochains mois ?

Cas client

FAQ

L’intervention d’un tiers non familial est souvent indispensable et ce, pour trois raisons principales :

  • Neutralité. Il est nécessaire d’être en position de neutralité pour pouvoir mener ce travail. Un familial qui mènerait une telle démarche au sein de sa famille, étant lui-même inséré dans les schémas émotionnels relationnels et générationnels de la famille est bien souvent dans une situation qui ne permet pas à tous de s’exprimer : « comment vais-je être jugé si je dis ce que j’ai sur le cœur ? », « quelles traces vont subsister de mes propos après cette démarche ? »…, autant de questions qui font qu’un membre de la famille préfèrera bien souvent taire tel ou tel aspect de sa vision ou de ses frustrations pour ne pas « menacer » sa position dans la famille ou au regard de ses projets personnels parmi les associés
  • Rythme et méthode. Une telle démarche est une succession d’étapes qui se déroulent sur plusieurs mois. Il est important de les articuler et piloter avec rythme et méthode pour atteindre un résultat, d’autant plus lorsqu’on sait la diversité qui peut caractériser un collectif d’associés et le fait que pour ces derniers être associé de l’entreprise familiale est rarement l’occupation principale… ce qui peut en définitive compliquer l’organisation des réunions de travail.
  • Témoignage. Un tiers expérimenté va enfin faire gagner du temps à la famille par le partage d’expériences menées avec d’autres familles, et ainsi lui permettre d’éviter quelques écueils classiques.

Le projet d’actionnaires est ce qui lie les familiaux de toutes les générations en tant qu’associés, au-delà de la simple détention des titres sociaux, affirmant les buts qu’ils souhaitent donner à leur action collective avec l’entreprise. Il définit ainsi les motivations qui les poussent à rester ensemble dans le capital de la société familiale. Le projet décrit aussi les activités que souhaitent développer les associés. Il intègre les modalités d’organisation (gouvernance familiale) qu’ils retiennent pour développer leur cohésion actionnariale et se mettre en ordre de marche pour atteindre leur ambition. Il est élaboré par un travail collaboratif des associés familiaux et est matérialisé dans un document, souvent appelé « charte des associés familiaux »

Le travail réalisé sur le projet des associés est matérialisé dans un document souvent appelé « Charte des associés familiaux ». Cette charte est plus ou moins détaillée en fonction des familles et de leurs besoins ou usages, est dotée ou non d’annexes, et peut être signée « formellement » par les familiaux afin de leur permettre de matérialiser leur engagement individuel voire de les inciter à la respecter et à la faire respecter. En fonction de la nature de son contenu, la charte peut avoir une simple portée morale, tout comme elle peut engager contractuellement les associés.

L’impulsion du travail sur le projet viendra le plus souvent de la direction qui prend conscience d’un besoin ou, plus rarement, d’un groupe d’associés. La démarche, si elle est faite en sincérité, crée par elle-même une dynamique puisque le(s) dirigeant(s) se met(tent) en posture d’humilité, d’écoute, pour accueillir ce que le collectif attend, soit une synthèse des aspirations individuelles.

L’actionnariat familial se recompose au fil des générations. – Une des caractéristiques de l’actionnariat familial est d’être un actionnariat vivant : sa composition évolue au fil des passages de générations. L’objectif de transmission étant un élément clé de la définition même de l’entreprise familiale, sa réussite est un des principaux enjeux de long terme des familles actionnaires. Cette réussite, caractérisée par la pérennité de l’entreprise avec son actionnariat familial au fil des passations, suppose que le projet de long terme puisse être porté par la nouvelle génération, génération après génération. Mais selon une étude d’EY en 2014, seules 6% des entreprises familiales au monde perdurent au-delà de la troisième génération.

Dès lors comment faire en sorte que ces passages de témoins se produisent dans les conditions les plus porteuses ? La transmission impliquant par nature ceux qui transmettent et ceux qui reçoivent, le sujet a deux facettes.

Bien transmettre au moment voulu, pour pérenniser le caractère familial de l’aventure, suppose d’avoir largement anticipé pour que :

  • la génération qui transmet sache passer à un nouveau rôle, une autre mission, ayant créé les conditions pour accorder sa confiance à la nouvelle équipe pour défendre les intérêts collectifs,
  • la génération qui reçoit soit pleinement investie, en pleine possession des « bons » savoir-faire, légitime, en confiance pour porter une nouvelle étape du projet collectif.

Comment parvenir à ce résultat idéal ? Parmi les différents éléments à coordonner pour réussir la transmission, une condition est de pouvoir compter sur l’implication et les compétences de la nouvelle génération lorsque le moment arrive En savoir plus sur la démarche next-gen (page Next-Gen dans l’entreprise familiale)

La Responsabilité sociétale pose des axes de réflexion sur la pérennité de l’entreprise et cette prise de conscience devient incontestablement une attente des actionnaires. Elle est ainsi un levier d’engagement à disposition de ceux qui pilotent la dynamique des actionnaires pour créer un véritable socle actionnarial au service d’un projet stratégique redéfini collectivement.

La responsabilité sociétale de l’actionnaire :

  • Est un facteur d’identité collective (savoir qui nous sommes au-delà des métiers que nous pratiquons)
  • Donne l’occasion de se projeter dans l’avenir, d’ouvrir de nouvelles voies
  • Offre des opportunités pour entreprendre autrement, sur de nouveaux marchés
  • Contribue à l’anticipation des risques (prévenir/réagir en cas de crise)
  • Permet de « moderniser » l’image d’un groupe, de développer son attractivité, voire de le déployer vers de nouvelles activités,
  • Accompagne, voire « inspire » la visibilité des actions RSE déjà mise en place au sein du groupe
  • Assure donc l’harmonie de l’attelage « actionnaire/Entreprise »

Un travail collectif – Sans remonter jusqu’à Robert Louis Stevenson et son « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage », il est évident que le processus d’élaboration du projet des associés compte autant que le contenu auquel il aboutit. C’est ce processus qui permet d’impliquer concrètement les associés et de favoriser leur adhésion au projet en résultant. Il donc capital de mettre les associés en mouvement collectivement. Cette démarche est l’occasion de les faire travailler ensemble, souvent pour la première fois, qu’ils soient au nombre de 5, 20, 50 ou même 500. Mais comment faire travailler ensemble des profils aussi divers qu’un être humain est unique ? D’abord en amenant chacun à accueillir et à respecter cette diversité, puis à se concentrer sur ce qui rassemble plus que sur ce qui distingue ou sépare… Redonner la parole aux associés, les interroger sur le projet d’ensemble fédérateur est un passage clé pour faire les meilleurs choix, ceux qui se révèleront tels au fil des années.

Un travail participatif – Il convient de s’attacher à faire parler les silencieux voire les réfractaires et de casser les habitudes de communication familiale (trop critiques, trop hiérarchiques, trop centrées sur la génération ou les personnes au pouvoir) pour développer une véritable dynamique collective au sein de l’actionnariat. Une telle dynamique repose sur la capacité à faire s’exprimer chacun et à entendre ce qu’il a à dire, comme autant de composantes d’une fresque collective qui se compose au fil des échanges avec les individus ou en groupe.

Au plan pratique – Ce travail s’articule autour d’interviews individuelles (avec tous les associés ou un échantillon « représentatif » lorsque l’actionnariat est très dispersé), de travaux en petits groupes, d’échanges et de validations en réunion plénière des associés. Il faut compter 9 à 18 mois pour élaborer un projet d’associés robuste à moyen-long terme.

Nos ressources sur ce sujet

Le choix Family & Co

Un travail sur les motivations et les envies avec une approche transformante, individuellement et collectivement

Une approche pluriexpérience par des profils complémentaires de praticien de l'entreprise familiale, intervenant en binôme

Ancré dans le « monde réel » avec une méthode en co-construction, réaliste et pragmatique

Des intervenants « seniors » avec la capacité à challenger mais aussi à s’adapter à chaque contexte

Le bilan d’étape

  • C’est notre « rapport de fin de mission », qui évalue (et valorise…) la résolution des problèmes posés, tels que décrits par le diagnostic (qui du coup est mis à jour) …
  • … tout en ouvrant aussi sur les nouveaux enjeux qui restent à aborder ou sur les nouvelles problématiques qui découlent du travail effectué…
  • … afin de garder en mouvement le collectif suite à la démarche.
  • C’est donc bien un « bilan d’étape », dans un processus en mouvement, car ce qui compte c’est la dynamique dans laquelle est placée la famille, pas le fait que Family & Co ait achevé une phase de sa mission !

La synthèse Family & Co

  • Tenant compte à la fois des enjeux identifiés, du contexte d’action et des ressources et contraintes, ce document synthétise les envies des actionnaires, leurs axes de réflexion et dessine les schémas d’organisation utiles pour résoudre ou anticiper d’éventuels problèmes.
  • Il intègre un plan d’action pour permettre à la famille d’approfondir ou concevoir les éléments de projet ou d’organisation qui sont adaptés dans sa situation.

Les entretiens Family & Co

  • Cette analyse complète vise à examiner la situation réelle de l’actionnariat en profondeur, à partir d’un croisement d’entretiens individuels complets et structurés et de moments collectifs
  • Issue d’une expérience de plus de 15 ans auprès des familles, cette grille d’analyse individuelle couvre de façon globale l’ensemble des aspects de la relation entre famille et entreprises, lorsque nombre d’intervenants sur notre marché, issus d’une expertise en particulier, adoptent des prismes techniques plus marqués et se concentrent sur telle ou telle dimension de cette relation.

La matrice des enjeux

  • A partir du diagnostic partagé, les principaux enjeux sont identifiés et discutés
  • Ils sont ensuite hiérarchisés dans la matrice des enjeux de Family & Co (en savoir plus ici)
    La « Matrice des enjeux » classe ces derniers, quelle que soit leur nature, en fonction de la maîtrise qu’en ont les responsables et de l’impact que leur « non résolution » peut avoir sur la vie de la société… ou de la famille.

Le diagnostic initial

  • Le point de départ est le diagnostic effectué par le responsable, seul ou avec F&Co.
  • Celui-ci est ensuite partagé avec le Partner Family & Co, avec lequel il donne lieu à une lecture critique.
  • Le diagnostic est finalement co-construit, c’est-à-dire fait l’objet d’un consensus entre les deux.