Cohésion &
Entente Familiale

Image illustrant la cohésion et l'entente familiale

Quoi ? Un actionnaire que l'on ne mobilise pas est un actionnaire qui s’éloigne peu à peu du projet familial

  • La communication entre actionnaires familiaux est-elle fluide, bonne ? ou plutôt tendue ou en frottement… voire en conflit ?
  • Avez-vous le sentiment que certains actionnaires sont distants ou s’éloignent progressivement du projet collectif ?
  • Y a-t-il dans votre actionnariat des non-dits qui finissent par peser sur les décisions importantes ?
  • Les actionnaires avance-t-il en collectif, dans la même direction, ou chacun tire-t-il de son côté ?
  • Des conflits familiaux impactent-ils la prise de décisions en lien avec l’entreprise familiale ?

Vous vous reconnaissez dans ces questions ? Et vous vous poser la question de pourquoi est-il si important de travailler activement cette cohésion – et que risque-t-on à ne pas le faire ?

Pourquoi ? Les enjeux de la cohésion actionnariale

Des actionnaires que l’on ne mobilise pas deviennent parfois des actionnaires qui se désintéressent et se détachent du projet, pour devenir potentiellement franchement « en réaction » au fil du temps. Il est alors essentiel d’aller questionner cet esprit collectif, que l’on veut créer ou nourrir, pour stimuler le « grandir ensemble ». Ce qui unit les associés sur le long terme, c’est une vision partagée : savoir ensemble pourquoi on reste, ce qu’on veut construire, et dans quelle direction on veut aller. En savoir plus avec notre guide pratique « transmission ».

Ouvrir cette réflexion collectivement, c’est d’abord une opportunité : celle de mobiliser chaque actionnaire autour d’un projet de long terme qui lui parle vraiment, quels que soient son âge, son implication opérationnelle ou sa génération. C’est aussi se donner les moyens de prévenir les dynamiques de désengagement, qui s’installent rarement brutalement, mais toujours insidieusement.

Ce travail prend forme dans un projet d'actionnaires

Un document de référence, souvent appelé « charte familiale », co-construit par l’ensemble des associés familiaux. Il exprime les valeurs, les ambitions et les règles du jeu que la famille se donne à elle-même bien au-delà de la simple détention de titres ou de l’implication opérationnelle de certains…

Ce projet est ancré dans l'entreprise familiale

Il est bien sûr construit autour de l’entreprise familiale et avec elle, sans pour autant se limiter à celle-ci. Il décrit une vision du monde, une façon de faire les choses, un fil rouge qui resterait valable quelle que soit l’évolution du périmètre d’activités de la famille.

Comment ? Créer les conditions d'une vision qui mobilise vraiment

Travailler la cohésion d’un actionnariat familial ne s’improvise pas. Cela suppose une méthode, de la neutralité, et la capacité à faire s’exprimer toutes les sensibilités du collectif, y compris les plus silencieuses.

Pourtant, dans la grande majorité des cas, les solutions existent. À condition de les chercher ensemble !

1) Écouter avant de construire

Le point de départ : redonner la parole à chacun, individuellement et sans filtre. L’objectif n’est pas de dresser un inventaire des désaccords, mais d’identifier ce qui rassemble, en dessous de ce qui semble diviser. Cette phase d’écoute est souvent la première fois que certains actionnaires s’expriment librement sur ces sujets.

2) Co-construire le projet

Il s’agit d’exprimer les valeurs, de définir la vision de long terme, de préciser les enjeux que les actionnaires souhaitent adresser ensemble.

Ce travail amène chacun à se positionner sur quatre grandes dimensions : la dimension relationnelle, la dimension patrimoniale, la dimension actionnariale et la dimension opérationnelle. 

3) Mettre en mouvement

Le travail aboutit à un document de référence : le projet d’actionnaires. 

Il traduit la vision partagée, les règles du jeu et l’organisation retenue pour atteindre l’ambition communeTrès souvent signé par tous, il devient le fil rouge auquel chacun peut revenir, y compris dans les moments de tension.

Ce processus s’étend généralement sur 9 à 18 mois. Il suppose un accompagnement neutre et expérimenté pour garantir que toutes les voix s’expriment en “sécurité” et que le résultat soit légitime aux yeux de tous.

Le projet d’actionnaires comme clé de voûte de l’aventure familiale, y compris si cela tangue

Prévenir les conflits passe d’abord par une prise de conscience simple : ce qui unit vraiment un actionnariat, c’est un projet partagé, pas seulement un capital commun. C’est le projet d’actionnaires qui donne aux actionnaires une raison de rester ensemble, une boussole pour les décisions difficiles, et un cadre pour traverser les crises sans se fragmenter.

Découvrir notre approche du projet d’actionnaires

Résultats (bénéfices clients)

Un actionnariat aligné, c’est un actionnariat qui avance. Ce qui compte, c’est que chacun se sente entendu, reconnu et utile à quelque chose qui le dépasse.

  • Des actionnaires remobilisés : même ceux qui s’étaient éloignés retrouvent une raison de s’intéresser voire de s’impliquer dès lors qu’on leur redonne la parole.
  • Des décisions plus solides : quand le projet est partagé, les arbitrages difficiles se prennent avec moins de friction et plus de légitimité.
  • Une boussole pour les moments difficiles : en cas de crise ou de divergence, le projet des actionnaires recentre le collectif sur ce qui compte vraiment et peut servir de point d’appui pour passer le cap difficile
  • Un message clair vers l’extérieur : dirigeants, salariés, partenaires… tous comprennent où va la famille et ce en quoi elle croit.

Et vous, quel est le dernier moment où tous vos actionnaires ont vraiment parlé le même langage ?

Cas client

Family & Co – Cas TERCO
Family & Co – Cas Tomo Hôtels

FAQ

L’intervention d’un tiers non familial est souvent indispensable et ce, pour trois raisons principales :

  • Neutralité. Il est nécessaire d’être en position de neutralité pour pouvoir mener ce travail. Un familial qui mènerait une telle démarche au sein de sa famille, étant lui-même inséré dans les schémas émotionnels relationnels et générationnels de la famille est bien souvent dans une situation qui ne permet pas à tous de s’exprimer : « comment vais-je être jugé si je dis ce que j’ai sur le cœur ? », « quelles traces vont subsister de mes propos après cette démarche ? »…, autant de questions qui font qu’un membre de la famille préfèrera bien souvent taire tel ou tel aspect de sa vision ou de ses frustrations pour ne pas « menacer » sa position dans la famille ou au regard de ses projets personnels parmi les associés
  • Rythme et méthode. Une telle démarche est une succession d’étapes qui se déroulent sur plusieurs mois. Il est important de les articuler et piloter avec rythme et méthode pour atteindre un résultat, d’autant plus lorsqu’on sait la diversité qui peut caractériser un collectif d’associés et le fait que pour ces derniers être associé de l’entreprise familiale est rarement l’occupation principale… ce qui peut en définitive compliquer l’organisation des réunions de travail.
  • Témoignage. Un tiers expérimenté va enfin faire gagner du temps à la famille par le partage d’expériences menées avec d’autres familles, et ainsi lui permettre d’éviter quelques écueils classiques.

L’impulsion du travail sur le projet viendra le plus souvent de la direction qui prend conscience d’un besoin ou, plus rarement, d’un groupe d’associés. La démarche, si elle est faite en sincérité, crée par elle-même une dynamique puisque le(s) dirigeant(s) se met(tent) en posture d’humilité, d’écoute, pour accueillir ce que le collectif attend, soit une synthèse des aspirations individuelles.

Un travail collectif – Sans remonter jusqu’à Robert Louis Stevenson et son « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage », il est évident que le processus d’élaboration du projet des associés compte autant que le contenu auquel il aboutit. C’est ce processus qui permet d’impliquer concrètement les associés et de favoriser leur adhésion au projet en résultant. Il donc capital de mettre les associés en mouvement collectivement. Cette démarche est l’occasion de les faire travailler ensemble, souvent pour la première fois, qu’ils soient au nombre de 5, 20, 50 ou même 500. Mais comment faire travailler ensemble des profils aussi divers qu’un être humain est unique ? D’abord en amenant chacun à accueillir et à respecter cette diversité, puis à se concentrer sur ce qui rassemble plus que sur ce qui distingue ou sépare… Redonner la parole aux associés, les interroger sur le projet d’ensemble fédérateur est un passage clé pour faire les meilleurs choix, ceux qui se révèleront tels au fil des années.

Un travail participatif – Il convient de s’attacher à faire parler les silencieux voire les réfractaires et de casser les habitudes de communication familiale (trop critiques, trop hiérarchiques, trop centrées sur la génération ou les personnes au pouvoir) pour développer une véritable dynamique collective au sein de l’actionnariat. Une telle dynamique repose sur la capacité à faire s’exprimer chacun et à entendre ce qu’il a à dire, comme autant de composantes d’une fresque collective qui se compose au fil des échanges avec les individus ou en groupe.

Au plan pratique – Ce travail s’articule autour d’interviews individuelles (avec tous les associés ou un échantillon « représentatif » lorsque l’actionnariat est très dispersé), de travaux en petits groupes, d’échanges et de validations en réunion plénière des associés. Il faut compter 9 à 18 mois pour élaborer un projet d’associés robuste à moyen-long terme.

Le projet d’actionnaires est ce qui lie les familiaux de toutes les générations en tant qu’associés, au-delà de la simple détention des titres sociaux, affirmant les buts qu’ils souhaitent donner à leur action collective avec l’entreprise. Il définit ainsi les motivations qui les poussent à rester ensemble dans le capital de la société familiale. Le projet décrit aussi les activités que souhaitent développer les associés. Il intègre les modalités d’organisation (gouvernance familiale) qu’ils retiennent pour développer leur cohésion actionnariale et se mettre en ordre de marche pour atteindre leur ambition. Il est élaboré par un travail collaboratif des associés familiaux et est matérialisé dans un document, souvent appelé « charte des associés familiaux »

Le travail réalisé sur le projet des associés est matérialisé dans un document souvent appelé « Charte des associés familiaux ». Cette charte est plus ou moins détaillée en fonction des familles et de leurs besoins ou usages, est dotée ou non d’annexes, et peut être signée « formellement » par les familiaux afin de leur permettre de matérialiser leur engagement individuel voire de les inciter à la respecter et à la faire respecter. En fonction de la nature de son contenu, la charte peut avoir une simple portée morale, tout comme elle peut engager contractuellement les associés.

La Responsabilité sociétale pose des axes de réflexion sur la pérennité de l’entreprise et cette prise de conscience devient incontestablement une attente des actionnaires. Elle est ainsi un levier d’engagement à disposition de ceux qui pilotent la dynamique des actionnaires pour créer un véritable socle actionnarial au service d’un projet stratégique redéfini collectivement.

La responsabilité sociétale de l’actionnaire :

  • Est un facteur d’identité collective (savoir qui nous sommes au-delà des métiers que nous pratiquons)
  • Donne l’occasion de se projeter dans l’avenir, d’ouvrir de nouvelles voies
  • Offre des opportunités pour entreprendre autrement, sur de nouveaux marchés
  • Contribue à l’anticipation des risques (prévenir/réagir en cas de crise)
  • Permet de « moderniser » l’image d’un groupe, de développer son attractivité, voire de le déployer vers de nouvelles activités,
  • Accompagne, voire « inspire » la visibilité des actions RSE déjà mise en place au sein du groupe
  • Assure donc l’harmonie de l’attelage « actionnaire/Entreprise »

Formations

Nous avons conçu pour nos clients des formations sur ce/ces thèmes:

Image de formation familiale

Les objectifs :

  1. Comprendre les spécificités de l’actionnaire familial
  2. Composer un socle actionnarial puissant
  3. Étudier les modalités de détention du capital
  4. Aborder la question de la transmission de l’entreprise


Sujets principaux : 

  • La spécificité de l’actionnaire familial
  • La motivation et l’engagement de l’actionnaire : relations actionnaire / entreprise
  • Les rôles et devoirs de l’actionnaire
  • Les modalités de détention du capital : holding, démembrement, dividende, association, fiducie, etc…
  • Comment se former pour devenir un bon actionnaire ?

Nos ressources sur ce sujet

Le choix Family & Co

Un travail sur les motivations et les envies avec une approche transformante, individuellement et collectivement

Une approche pluriexpérience par des profils complémentaires de praticien de l'entreprise familiale, intervenant en binôme

Ancré dans le « monde réel » avec une méthode en co-construction, réaliste et pragmatique

Des intervenants « seniors » avec la capacité à challenger mais aussi à s’adapter à chaque contexte

Le bilan d’étape

  • C’est notre « rapport de fin de mission », qui évalue (et valorise…) la résolution des problèmes posés, tels que décrits par le diagnostic (qui du coup est mis à jour) …
  • … tout en ouvrant aussi sur les nouveaux enjeux qui restent à aborder ou sur les nouvelles problématiques qui découlent du travail effectué…
  • … afin de garder en mouvement le collectif suite à la démarche.
  • C’est donc bien un « bilan d’étape », dans un processus en mouvement, car ce qui compte c’est la dynamique dans laquelle est placée la famille, pas le fait que Family & Co ait achevé une phase de sa mission !

La synthèse Family & Co

  • Tenant compte à la fois des enjeux identifiés, du contexte d’action et des ressources et contraintes, ce document synthétise les envies des actionnaires, leurs axes de réflexion et dessine les schémas d’organisation utiles pour résoudre ou anticiper d’éventuels problèmes.
  • Il intègre un plan d’action pour permettre à la famille d’approfondir ou concevoir les éléments de projet ou d’organisation qui sont adaptés dans sa situation.

Les entretiens Family & Co

  • Cette analyse complète vise à examiner la situation réelle de l’actionnariat en profondeur, à partir d’un croisement d’entretiens individuels complets et structurés et de moments collectifs
  • Issue d’une expérience de plus de 15 ans auprès des familles, cette grille d’analyse individuelle couvre de façon globale l’ensemble des aspects de la relation entre famille et entreprises, lorsque nombre d’intervenants sur notre marché, issus d’une expertise en particulier, adoptent des prismes techniques plus marqués et se concentrent sur telle ou telle dimension de cette relation.

La matrice des enjeux

  • A partir du diagnostic partagé, les principaux enjeux sont identifiés et discutés
  • Ils sont ensuite hiérarchisés dans la matrice des enjeux de Family & Co (en savoir plus ici)
    La « Matrice des enjeux » classe ces derniers, quelle que soit leur nature, en fonction de la maîtrise qu’en ont les responsables et de l’impact que leur « non résolution » peut avoir sur la vie de la société… ou de la famille.

Le diagnostic initial

  • Le point de départ est le diagnostic effectué par le responsable, seul ou avec F&Co.
  • Celui-ci est ensuite partagé avec le Partner Family & Co, avec lequel il donne lieu à une lecture critique.
  • Le diagnostic est finalement co-construit, c’est-à-dire fait l’objet d’un consensus entre les deux.