Les familles ont souvent en tête des idées d’organisation assez précises lorsqu’elles questionnent Family & Co. Ces schémas d’organisation dans une entreprise familiale ne sont pas toujours complètement adaptés à leur situation ou leurs problématiques, par exemple : mettre en place une holding commune alors que le “vrai” objectif est d’organiser la prise de décision plutôt que la détention du capital.
Sans remettre en cause l’intérêt in fine de telles ou telles schémas d’organisation dans une entreprise familiale, nous avons pour habitude d’engager un questionnement approfondi des objectifs des associés au service desquels cette organisation sera mise en place (transfert de propriété ou non, fiscalité, unité, liquidité…) :
- Quelle organisation adopter pour sécuriser le capital ?
- Avons-nous optimisé la transmission du capital ?
- Quelle organisation retenir pour décider comme « un seul homme » ?
- Comment s’assurer de l’efficacité dans la relation entre l’actionnaire et l’entreprise (ou les entreprises) ?
- Quelle organisation pour piloter une diversification ?
- Comment s’assurer de protéger le sens et le projet de l’entreprise, la philosophie du fondateur ?
- Comment protéger les intérêts des actionnaires non opérationnels ?
L’objectif est donc de bien estimer les conséquences des schémas d’organisation adoptés dans une entreprise familiale, sur ce que nous appelons l’efficacité de la transmission de la pensée actionnariale. C’est à l’aune de la définition du projet de long terme, cette mission que les actionnaires souhaitent se donner, que le « bon » schéma technique va pouvoir être déterminé parmi un éventail en fait extrêmement large.
Définition de la pensée actionnariale ?
La pensée actionnariale peut être définie comme la synthèse entre la culture, les valeurs et les principes d’action des actionnaires familiaux, qui vont contribuer à exprimer « un style actionnarial » et une stratégie d’actionnaires.
Cette pensée, par ailleurs évolutive, mérite d’être connue en totalité ou en partie, par les dirigeants (familiaux et non familiaux) et par les collaborateurs des entreprises, de telle sorte que l’alignement des intérêts entre parties prenantes soit optimal.
Quelques organes fréquents et moins fréquents dans les schémas d’organisation d’une entreprise familiale
Les différents modes de détention/expression de cette pensée sont rarement présents à l’état isolé, et curieusement sont souvent perçus comme des instruments juridiques ou fiscaux plutôt que comme des vecteurs de sens et d’efficacité de l’action.
Ils est fréquent qu’ils se cumulent dans les groupes familiaux : par exemple l’adoption d’une charte peut qui donner lieu à la signature de statuts d’une association familiale avec (ou sans) nomination d’un Family Board ou conseil de famille, en vue de la détention du capital d’un holding (avec ou sans pacte d’actionnaires…), etc… etc….
Les combinaisons sont multiples et il convient de trouver avec chaque famille la combinaison qui lui ressemble/convient.





